Tour de France et dopage toujours liés?

11 juillet, 2008

Hey bien on aura dû attendre 7 jours pour entendre parler de contrôle anti dopage et des résulats “anormaux” dans ce Tour de France 2008 (je ne parle pas du “cas” Schumacher vu que ce n’est pas un contrôle dans le Tour, non plus la divulgation des résultats d’un contrôle). C’est Le Monde qui l’a annoncé, une dizaine de coureurs avaient reçu de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) une lettre d’avertissement leur indiquant qu’ils avaient des résultats “anormaux”. Dans l’émission A Bicyclette sur la RTBF, on apprenait que les résultats “mettaient en lumière des résulats sanitaires dangereux pour les coureurs”. Que de beaux mots! On parle d’hématocrite ou d’hémoglobine anormaux, ce qui pourrait prouver la prise d’EPO.

On n’oublie pas que sur le Tour de France, ce n’est pas l’UCI qui s’occupent de tous ces contrôles mais donc bien l’agence française de lutte contre le dopage. Comme conséquence de la guerre que se fait ASO et UCI depuis… que le Pro Tour existe. Mais donc dans cette “affaire” ce qui peut laisser un gout amer, c’est que l’UCI refuse de donner les données des passeports biologiques des coureurs à l’agence française! Ce qui fait que l’agence française n’a aucun moyen de prouver, montrer que les résultats sont vraiment anormaux ou … normaux. Ben oui, certains coureurs produisent naturellement plus que d’autres d’hémoglobine ou autre.

Encore une fois l’UCI se ridiculise! Le passeport biologique, le suivi longitudinal que les instances françaises font subir aux français depuis déjà quelques temps et avant tout le monde, c’est bien! Encore faut-il donner la possibilité à tout le monde d’en profiter, non? Sans oublier le système ADAMS qui fait des cyclistes, des prisonniers en liberté surveillée! Je me demande si finalement pour l’UCI et ASO, le plus important ce n’est pas de montrer qui est le plus puissant plutôt que de la santé du peloton!

Pour continuer à parler dopage, on a appris aujourd’hui que le TAS reportait de six mois sa décision visant Alejandro Valverde “afin de permettre à la justice espagnole de se déterminer sur une demande de production de preuve (poche de sang “no. 18″) que les autorités judiciaires espagnoles détiennent actuellement“. Le TAS a été prié par l’UCI et l’AMA de statuer sur le fait que la fédération espagnole a décidé de ne pas ouvrir de procédure disciplinaire à l’encontre du coureur espagnole (champion d’Espagne en titre et favori de la Grande Boucle cette année). La décision de la fédération espagnole fait suite aux peu d’indices que possèdent la justice espagnole. On se rappelle aussi que la justice espagnole avait décidé aussi de classer cette affaire par manque juridique sur ce sujet à ce moment-là. Valverde a été impliqué dans l’affaire Puerto qui a éclaté en mai 2006.


La Primavera: sprinter ou surprise?

20 mars, 2008

Ce samedi, la saison des classiques va vraiment débuter (épreuve du calendrier Pro Tour). Milan-San Remo: Une course qui fait rêver pour les uns, qui ennuie pour les autres. Car il est vrai que cette course reste un monstre de part sa longueur:pozzato_wins_sanremo  presque 300km!  Mais c’est une des plus anciennes courses, on dispute la 99e édition ce week end (elle fête ses 101 ans :) )C’est en tout cas la plus prestigieuse des courses italiennes comme le Tour des Flandres ou Liège-Bastogne-Liège  le sont en Belgique.  Les difficultés de la course (à part sa longueur) restent l’enchaînement Cipressa, Pogio dans les 15 derniers km de la course et plus largement l’escalade des  “Capi” (ces côtes aussi courtes que pentues, situées en bord de mer, dans les 50 derniers kilomètres de Milan-San Remo): Capo Mele (50 km de l’arrivée), Capo Cervo-Mimosa, Capo Berta, la Cipressa et le Pogio en déssert.

Mais même si elle a rarement changé de parcours, les 200 coureurs de cette édition auront droit à une édition “retouchée”: Tout d’abord la fermeture temporaire d’un tunnel, qui obligera les concurrents à franchir une nouvelle difficulté, la Manie, à une centaine de kilomètres de l’arrivée. Ensuite, le changement d’arrivée: point de finish sur la Via Roma mais à quelques rues plus loin pour cause de méconmilan san remotentement des commerçants :( , ce qui rallongera la distance entre le Pogio et l’arrivée, quelques centaines de mètres qui manquent souvent aux attaquants pour éviter le sprint.

Au jeu des favoris, il y a les attaquants comme Philippe Gilbert, Maxime Monfort, Paolo Bettini, Schleck, Rebellin… ou encore les finisseurs comme des Cancellara ou Pozzato ou comme bien souvent les sprinters et là on sera attentifs aux Freire, Boonen, Hushovd, McEwen, Petacchi…Pour info, le dernier belge à s’être imposé à Milan-San Remo était Andrei Tchmil (en 1999… une éternité :) ).

Départ 9h45, arrivée vers 17h!

25 équipes: Rabobank (Freire, Flecha), AG2R La Mondiale (Nocentini, Calzati), Barloworld (Cooke, Hunter), Bouygues Telecom (Geslin), Caisse d’épargne, Cofidis (Chavanel, Monfort, Nuyens), Crédit Agricole (Hushovd), CSF Group-Navigare, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli (Axelson), Euskaltel-Euskadi, Française des Jeux (Gilbert, Meersman, Stubbe), Gerolsteiner (Rebellin, Haussler, Schumacher), High Road (Hincapie, Kirchen), Lampre (Ballan, Napolitano), Liquigas (Pozzato), LPR Brakes (Di Luca, Savoldelli), Miche-Silver Cross, NGC Medical-OTC Industria Porte, Quick Step (Bettini, Barredo, Boonen, Cretskens, Facci, Tonti, Tosatto, Visconti), Saunier Duval-Scott, Silence-Lotto (McEwen, Popovych, Aerts, Hoste, Tjallingii, Van Avermaet, Vansevenant, Van Summeren), Slipstream (Millar, Dean), Team CSC (Cancellara, Schleck, O’Grady), Team Milram (Petacchi, Zabel), Tinkoff Credit System


UCI vs ASO: guerre interminable

4 mars, 2008

UCI vs ASO ou comment le cyclisme se gangrène tout seul!

Hey ben à quelques jours de Paris-Nice, la bataille fait rage pour savoir qui aura le dernier mot! Pour ceux qui ne sont au courant de rien, ASO qui organise Paris-Nice avait fait une demande pour que l’épreuve à étape se déroule sous l’égide de la FFC (fédération française de cyclisme), ce qui n’a évidemment pas plus à l’UCI. L’Union cycliste rappelant que dans ce cas, pas de vainqueurs sur les tablettes de l’UCI, pas de points pro tour attribués, pas de commissaires UCI, pas de contrôle de dopage UCI…

Et alors que les équipes tour à tour affirmaient leur participation (il est vrai que c’est une course avec Tirreno-Adriatico qui prépare Milan-San Remo), l’UCI a mis en garde les coureurs des équipes Pro-Tour qui y prendraient part. Et en ajoutant qu’il y aurait sanctions. Les sanctions sont celles-ci:  6 mois de suspension pour toutes les épreuves figurant au calendrier de l’UCI, 10.000 francs suisses d’amende, exclusion des championnats du monde cyclistes. Ca ne rigole plus du côté de Pat McQuaid! Bien qu’il est peu probable (en tout cas je l’espère) que ces sanctions soient vraiment mis en oeuvre. C’est à se demander si dans ce dossier, l’UCI prend vraiment en compte le souhait des équipes puisque un accord avait été trouvé entre 17 équipes Pro-Tour et ASO.

Pro-Tour en cause

Et tout ça, à cause de quoi? A cause du circuit Pro-Tour! Au départ, c’était peut-être une bonne idée, mais après 3 ans et demi de vie, ce circuit n’a pas l’air de contenter tout le monde. D’ailleurs, les six fédérations européennes (Belgique, France, Pays-Bas, Autriche, Espagne, Italie, Luxembourg) ont déjà dénoncé cette situation (le Pro Tour dans sa forme actuelle). Il est vrai que le conflit UCI vs organisateurs des grands tours découle de là.

Dans ce dossier c’est Hein Verbruggen qui est pointé du doigt. L’ancien président de l’UCI jusque 2005 et actuel vice-président coopté l’est sur ces récentes déclarations. Les fédérations européennes trouvent en effet qu’:”Hein Verbruggen, plaidant ouvertement (…) pour une scission du monde cycliste débouchant sur la mise en place d’une structure commerciale à l’écart des fédérations, démontrent malheureusement qu’il essaie de provoquer une rupture plutôt que d’essayer de trouver un terrain d’entente“. C’est ce qu’elles ont affirmé aujourd’hui.

Et dans tout cela, ce sont les coureurs, les équipes, le public qui est pris en otage. Autant je n’apprécie guère l’attitude d’ASO (en l’occurence lors du dernier Tour de France), autant pour Paris-Nice, c’est l’UCI qui se ridiculise en menaçant de sanctions les coureurs.

Paris-Nice, qui se tiendra sous l’égide de la FFC et non plus de l’UCI, doit réunir à partir de dimanche vingt équipes, parmi lesquelles 17 (sur 18) disposant d’une licence ProTour, malgré le boycott que leur a demandé en vain l’UCI.