Un Tour en mode mineur

13 juillet, 2009

tdfUne semaine, 9 étapes… et pour l’instant, rien de bien transcendant à se mettre sous la dent. Certains scénarios étaient même prévisibles voire déjà écrits: la victoire de Cancellara dans le contre-la-montre de la première étape, la domination d’Astana durant les deux premiers exercices chronometrés, les non-attaques dans le Tourmalet lors de la 9e étape, les victoires de Cavendish… Seul le “mauvais” contre-la-montre de Columbia dans l’exercice par équipe peut paraître être une surprise. Un mauvais tracé que l’on ne peut expliquer que par la peur des organisateurs de voir le Tour joué dès la première semaine et de courir la dernière étape vers le Mont Ventoux sans véritables enjeux? Poser la question, c’est y répondre.

Non c’est sur, on se marre sur ce Tour. Il est vrai que la Grande Boucle reste ce qu’elle est et je ne me lasserai pas de sitôt de regarder les étapes! Mais il faut bien avouer que c’est quasi une obligation pour l’instant. Voir les échappées aller au bout, c’est bien mais bon tant qu’il n’y a pas de Belge devant, ça ne m’interresse que moyennement :-) . C’est également sympathique de voir trois victoires d’étapes françaises (Voeckler, Feillu, Fedrigo) mais ce que tout le monde veut voir ce sont les attaques des cadors! Seul Contador a réussi à reprendre du temps sur Lance Armstrong et à reléguer les autres prétendants à la tunique jaune. Schleck et Evans ont bien essayé mais avaient toujours les Astana à leur trousse. Les quatre mousquetaires de l’équipe kazakhe semblent bien en place.

Revenons sur l’attaque de Cadel Evans lors de la 8e étape dès le premier col du jour, avant de devoir abdiquer dans la descente… ses “compagnons” d’échappée lui faisant bien comprendre que Astana roulait pour lui derrière! Ah la belle tentative, certes suicidaire mais au moins elle existe! Et le pauvre Australien de se faire descendre par certain prétendu spécialiste tel que John Lelangue! Qu’on aime ou pas ses commentaires, sur ce coup, le boss de l’équipe BMC s’est complètement planté selon moi (comme quoi que c’était ridicule). Surtout vu les réactions d’Astana à l’arrivée de l’étape: les coureurs roulaient à cause d’Efimkin et non à cause d’Evans! C’est quand même un métier difficile, les commentaires sportifs, va-t-on dire.

Bon deuxième semaine demain avec une étape pour les sprinters. Les gros bras du peloton devront eux attendre vendredi et aussi et surtout dimanche avec une arrivée au sommet du Verbier. Un peu d’action messieurs!


Les têtes tombent…

13 octobre, 2008

… Merci l’AFLD?!

Bernard Kohl, véritable surprise du dernier Tour de France dopé, lui aussi, à la CERA. Cette nouvelle molécule, famille de l’EPO, qui rendrait les coureurs encore plus forts et qui depuis quelques semaines est de plus en détéctable… était donc bien le “truc” qui faisait gagner sur le Tour.

Ok c’est vrai, l’Autrichien, maillot à pois de la Grande Boucle, n’a pas gagné d’étape mais il a quand même terminé 3e derrière Cadel Evans et Carlos Sastre. Après Schumacher, ce serait le deuxième Gerolsteiner (attendons la contre-expertise, quoi moi naïve? meuh non, la contre expertise est aussi positive) à s’être dopé à la CERA sur le Tour de France. Après les deux Saunier Duval… parler de dopage systématique dans ces équipes est un pas que… vous connaissez la suite.

Deux coureurs dopés d’une équipe qui disparait en fin de saison qui devaient rejoindre des équipes belges, voila que c’est embarrassant. Bernard Kohl devait aider Cadel Evans chez Silence-Lotto à réaliser l’objectif de l’Australien de la saison prochaine: gagner le Tour de France. Quant à Schumacher, il devait rejoindre Tom Boonen et la bande à Lefevere de chez Quick Step… ce qui a précipité la fin de carrière d’un certain Paolo Bettini. Patrick regretterait-il d’avoir laissé partir l’ancien double champion du monde? A sa place, je le regretterai vu que Schumacher n’a jamais été tout blanc, et bien avant le Tour de France 2008. Chez Silence-Lotto, on se consolera de l’arrivée de Philippe Gilbert, un coureur à la réputation propre.

Schleck inquiété, Contador et Valverde suspecté, Kohl détécté… quand je pense que Lance Armstrong va recourir et sera invité au Giro… la pétanque vous croyez que c’est bien? Je me contenterai du rugby ces prochains jours.


Le nouveau tube de Stephano de Monachi

27 juillet, 2008

Après Daniel Trézeguet et Raymond Tagné, voici le nouveau tube de Stephano de Monachi: “Comme une roue avant”. Stephano de Monachi, coureur inconnu de l’équipe française cycliste Française des Jeux.


Tour de France et dopage toujours liés?

11 juillet, 2008

Hey bien on aura dû attendre 7 jours pour entendre parler de contrôle anti dopage et des résulats “anormaux” dans ce Tour de France 2008 (je ne parle pas du “cas” Schumacher vu que ce n’est pas un contrôle dans le Tour, non plus la divulgation des résultats d’un contrôle). C’est Le Monde qui l’a annoncé, une dizaine de coureurs avaient reçu de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) une lettre d’avertissement leur indiquant qu’ils avaient des résultats “anormaux”. Dans l’émission A Bicyclette sur la RTBF, on apprenait que les résultats “mettaient en lumière des résulats sanitaires dangereux pour les coureurs”. Que de beaux mots! On parle d’hématocrite ou d’hémoglobine anormaux, ce qui pourrait prouver la prise d’EPO.

On n’oublie pas que sur le Tour de France, ce n’est pas l’UCI qui s’occupent de tous ces contrôles mais donc bien l’agence française de lutte contre le dopage. Comme conséquence de la guerre que se fait ASO et UCI depuis… que le Pro Tour existe. Mais donc dans cette “affaire” ce qui peut laisser un gout amer, c’est que l’UCI refuse de donner les données des passeports biologiques des coureurs à l’agence française! Ce qui fait que l’agence française n’a aucun moyen de prouver, montrer que les résultats sont vraiment anormaux ou … normaux. Ben oui, certains coureurs produisent naturellement plus que d’autres d’hémoglobine ou autre.

Encore une fois l’UCI se ridiculise! Le passeport biologique, le suivi longitudinal que les instances françaises font subir aux français depuis déjà quelques temps et avant tout le monde, c’est bien! Encore faut-il donner la possibilité à tout le monde d’en profiter, non? Sans oublier le système ADAMS qui fait des cyclistes, des prisonniers en liberté surveillée! Je me demande si finalement pour l’UCI et ASO, le plus important ce n’est pas de montrer qui est le plus puissant plutôt que de la santé du peloton!

Pour continuer à parler dopage, on a appris aujourd’hui que le TAS reportait de six mois sa décision visant Alejandro Valverde “afin de permettre à la justice espagnole de se déterminer sur une demande de production de preuve (poche de sang “no. 18″) que les autorités judiciaires espagnoles détiennent actuellement“. Le TAS a été prié par l’UCI et l’AMA de statuer sur le fait que la fédération espagnole a décidé de ne pas ouvrir de procédure disciplinaire à l’encontre du coureur espagnole (champion d’Espagne en titre et favori de la Grande Boucle cette année). La décision de la fédération espagnole fait suite aux peu d’indices que possèdent la justice espagnole. On se rappelle aussi que la justice espagnole avait décidé aussi de classer cette affaire par manque juridique sur ce sujet à ce moment-là. Valverde a été impliqué dans l’affaire Puerto qui a éclaté en mai 2006.


Brève-Giro 2008: Astana finalement présente et Petacchi forfait

7 mai, 2008

Il y a quelques mois, les organisateurs du Giro qui sont aussi ceux de Tirreno Adriatico et de Milan San Remo avaient annoncé que l’équipe Astana (Contador, Kloden, Leiphemer) n’était pas la bienvenue sur leurs courses. En agissant de la sorte, ils suivaient la position d’ASO (Tour de France, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège) qui ne l’invitait pas non plus. Mais on a appris cette semaine que l’équipe était finalement invitée. Raison invoquée: la structure de l’équipe aurait évolué et elle se serait dôtée d’un plan anti-dopage. Avec ces trois leaders, ce sera une occasion pour Astana de démontrer sa supériorité dans les grands tours… n’étant pas invitée sur le Tour de France (jusque maintenant)

Autre information, Alessandro Petacchi (Milram) a déclaré forfait pour le Tour d’Italie à cause d’une bronchite. Petacchi (34 ans) avait dû se retirer il y a deux semaines du Tour de Turquie à cause d’un virus grippal. Il est depuis soigné par antibiotique. On a appris aussi que le coureur italien est suspendu par le TAS jusqu’au 31 août pour son contrôle positif au salbutamol lors du Giro 2007. Le coureur avait dans un premier temps était blanchi par la fédération italienne de cyclisme. Mais le CONI (comité olympique) avait décidé de rouvrir le dossier.


Klöden gagne le tour de Romandie avant…le Giro ?

4 mai, 2008

kloden Le coureur Allemand d’Astana s’est imposé dans l’épreuve suisse devant le surprenant Kreuziger mais sera aussi… à la surprise générale, invité de dernière minute avec son équipe au départ du Giro

Trois jours après que les organisateurs de la Vuelta ait invité l’équipe Astana, Alberto Zomegnan le patron du Giro devrait donc faire de même avec la formation qu’il avait initialement refusé au départ de son épreuve. Invoquant un manque de motivation des Kazakhs pour justifier son choix, Zomegnan a confirmé qu’Astana serait probablement au départ du Tour d’Italie la semaine prochaine…

«Les organisateurs (RCS) ont appelé Johan Bruyneel vendredi pour lui demander s’il voulait participer au Giro et il a répondu oui», a expliqué samedi Philippe Maertens, le porte-parole d’Astana. «Nous ne savons toujours pas pourquoi les organisateurs ont changé de décision ».

Réagissant à ces propos, le directeur du Giro a affirmé dimanche dans la presse italienne : «Oui, j’ai invité Contador.» Angelo Zomegnan a justifié ce revirement : «Astana a envoyé sa (nouvelle) demande de participation il y a un mois avec une approche différente par rapport à la précédente, et une liste de coureurs de qualité.». En effet Astana devrait aligner sur l’épreuve Italienne : Klöden, Contador, Leipheimer, Gusev, Colom, Basayev, Iglinsky, Mizurov et Yakovlev. Des arguments de poids qui auront certainement influencé le choix de Zomegnan. Le Giro débutera la semaine prochaine avec les 3 derniers vainqueurs de grands Tour : Di Luca, Contador et Menchov. Une décision intéressante pour le spectacle mais qui soulève des questions d’un point de vue…éthique.

Pour revenir à la course Suisse-Romande, on retiendra quelques choses. Klöden et son équipe Astana ont dominé la semaine. Outre la victoire finale, Klöden s’est adjugé le chrono et son coéquipier Iglinsky la 2eme étape. La victoire de l’Allemand a néanmoins été facilité par le retrait de la course de Thomas Dekker lors de l’étape reine de samedi. La révélation tchèque Kreuziger s’avérant trop tendre pour inquiéter Klöden.

Mc Ewen se rassure , les Belges déçoivent

Deuxième enseignement, les sprinters sont en forme. Cavendish a remporté le court prologue de 2km, Mc Ewen a remporté son premier succès de la saison à Fribourg et Bennati s’est imposé lors de la dernière étape. La révélation de ce Tour de Romandie après Roman Kreuziger est donc Fransesco De Bonis. Cet italien passé pro cette année à l’âge avancé de 26 ans a remporté avec brio, l’étape reine arrivant à Zinal. Au terme d’un final haletant il est parvenu à émerger devant Gadret et Beltran. Venu chez Gerolsteiner pour épauler son modèle Davide Rebellin, De Bonis a montré sur cette épreuve qu’il sera un coureur à surveiller à l’avenir.

Côté belge, le bilan est peu reluisant. Si Nick Nuyens, 7eme du prologue et à l’attaque lors de la dernière étape a rassuré en vue du Giro, on ne peut pas en dire autant de Wim Van Huffel. Le 11eme du Giro 2005 a terminé l’étape la plus difficile à une modeste 44eme place et termine 35eme au général. En revanche, le jeune Dries Devenyns aura effectué une bonne course. Après une bonne campagne de flandriennes, le coureur de 24 ans a attaqué dans le final de l’étape reine de Zinal et termine à une encourageante 49eme place au général.

Fabien Chaliaud


Valverde en costaud

27 avril, 2008

Le coureur espagnol s’est montré le plus fort en maîtrisant parfaitement au sprint Rebellin et Frank Schleck. La nouvelle côte de la Roche-aux-Faucons aura, comme espéré par les organisateurs, permis de débloquer la course avant Saint-Nicolas.

Alejandro Valverde a certainement trouvé sa course de prédilection. Vainqueur en 2006 et second l’an dernier, le natif de Las Lumbreras, a récidivé cette année en gagnant pour la deuxième fois de sa carrière Liège-Bastogne-Liège. Pourtant, « El imbato » a failli se laisser surprendre lorsque Frank Schleck et Rebellin sont passés à l’offensive dans la côte de la roche-aux-faucons. Mais en costaud, il a bouché le trou, puis contenu les assauts de Frank Schleck dans St Nicolas et contrôlé Rebellin pour s’imposer à Ans.

Météo estivale

C’est sous une météo estivale que le peloton quitta Liège ce matin. Un groupe de 5 coureurs composé de Rolland, Brutt, Fothen, Kopp et Stubbe se dégagea rapidement du peloton . Ce quintet comptera jusqu’à 11 minutes d’avance. Stubbe sera lâché par les hommes de tête qui abordent l’enchaînement Wanne, Stockeu, Haute – Levé avec 5 min 10 d’avance sur le peloton. Le tryptique de côtes Stavelotois sera fatal à Kopp et opérera au sein du peloton un premier gros dégraissage.

Gilbert prophète en son pays

Poussé des ailes par le prochain passage de la course dans sa cité de Remouchamps, Philippe Gilbert part à 70km de l’arrivée en contre – attaque des 3 derniers rescapés. Seul pendant 35km, il parviendra à réduire l’écart à 1 minute tout en se préservant une marge de 30 secondes sur le peloton. Dans une côte de la Redoute totalement acquise à sa cause, le leader de la fdjeux semble tout à fait capable de basculer au sommet avec les meilleurs. C’est sans compter sur le démarrage fulgurant de Paolo Bettini qui aura pour effet de laisser Gilbert sur place. Devant seul Pierre Rolland fait de la résistance mais plus pour longtemps. En effet, Andy Schleck et Schumacher attaquent et déposent le français dans la côte du Hornay. C’est là aussi que Bettini tente de faire le bond mais il sera vite repris.

À la Roche aux Faucons, les chasseurs se dévoilent

Au pied de la nouvelle difficulté du parcours, le tandem Schleck-Schumacher possède 20 secondes d’avance sur le peloton. Très vite le luxembourgeois dépose Schumacher avant d’être contré et rejoint par Rodriguez qui emmène dans son sillage Rebellin et surtout le frère d’Andy Schleck : Frank. Derrière Valverde produit un effort impressionnant pour boucher le trou avec la tête de la course. Ce que seront incapables de faire Evans et Cunego qui se trouvent en « chasse patate » derrière le quintet de tête bientôt amputé par Rodriguez.

Une histoire de famille

Avant d’aborder Saint-Nicolas, Rebellin et Valverde se retrouvent marqués par la famille Schleck. C’est le cadet des frères Andy, qui accélère au stade de Sclessin pour obliger Rebellin et Valverde à rouler derrière lui et d’être peut être la rampe de lancement pour Frank dans Saint Nicolas. Le plan échouera car Frank Schleck s’avèrera incapable de distancer ses 2 rivaux. Moins véloce au sprint le luxembourgeois semble avoir course perdu

Valverde tel Boonen

Comme Boonen sur le Vélodrome de Roubaix, Valverde est intrinsèquement le plus rapide au sprint. Il se place entre ses 2 concurrents dans la montée vers Ans afin d’empêcher toute velléité offensive de leur part. Et c’est donc sans grande surprise que le leader de la Caisse d’Epargne conclut victorieusement le sprint devant Rebellin. Grand battus du jour les frères Schleck ont tout tenté mais finissent aux pires places : la 3eme et la 4eme. Tout comme à Flèche Wallonne, Bert De Waele finit premier belge. Voilà qui conclut une captivante campagne de classiques printanières qui aura permis de revoir les audacieux truster les victoires.

Fabien Chaliaud


Ivan Basso signe chez Liquigas

25 avril, 2008

basso Au terme de sa suspension de deux ans, Ivan Basso rejoindra l’équipe italienne Liquigas pour les deux prochaines saisons.

Le 24 octobre prochain, Ivan Basso aura purgé sa suspension de 2 ans pour son implication dans l’affaire Puerto. Agé désormais de 30 ans, c’est dans l’équipe Liquigas que le lombard effectuera son grand retour à la compétition. “Ca a été un choix important mais conscient, a admis le président de Liquigas Paolo Dal Lago. Ivan Basso a accepté avec dignité la suspension qui lui a été infligée le 15 juin 2007 par la commission disciplinaire de la fédération italienne. La magistrature sportive s’est montrée intransigeante envers lui comme dans peu d’autres cas, et bien que rien ne lui ait été épargné, Ivan a conservé une attitude responsable, sereine, à l’enseigne d’une saine autocritique et caractérisée par le sérieux qui a conquis le public.

Vainqueur du Giro en 2006 et deux fois sur le podium du Tour (3eme en 2004 et 2eme en 2007), il s’annonçait comme le successeur tout désigné du retraité Lance Armstrong sur les routes de la Grande Boucle. Mais ses détours vers des routes espagnoles menant droit au docteur Fuentes mettront fin à ses desseins. Basso, au même titre que son rival Jan Ullrich, sera interdit de départ la veille du départ du Tour 2006 à Strasbourg. Mis à pied par le Team CSC, puis de retour brièvement chez Discovery Channel au début de l’année 2007, Ivan Basso avait fini par reconnaître avoir voulu tricher en vue du Tour de France. Il y a un an, il avait admis avoir congelé son sang dans un moment de faiblesse mais a toujours nié avoir eu recours au dopage au cours de sa carrière. En dépit de sa collaboration avec la justice italienne, Ivan Basso avait été condamné à deux ans de suspension, jusqu’au 24 octobre 2008.

Ivan Basso est le plus grand talent du cyclisme italien, a poursuivi Paolo Dal Lago. Nous contribuerons à sa récupération complète, persuadés de pouvoir le ramener aux niveaux d’excellence qui sont les siens”. Pour l’instant le retour du lombard n’a pas été programmé en détail. Avec Ivan Basso dans son équipe, Liquigas espère devenir l’équipe phare du circuit professionnel. Car avec un Daniele Bennati comme sprinteur, un Filippo Pozzato pour les classiques ainsi que le très talentueux Vincenzo Nibali, l’équipe à la tunique vert fluo aurait un effectif de qualité pour briller d’un bout à l’autre de la saison sur tous les terrains.

Fabien Chaliaud


Flèche Wallonne-Liège-Bastogne-liège: même combat

25 avril, 2008

lbl1 Toujours les mêmes en première ligne

La liste des favoris ne devrait pas changer par rapport à mercredi. En l’absence du vainqueur sortant Di Luca, son compatriote Damiano Cunego fait office de grand favori. Seulement 3eme à la Flèche, le vainqueur de l’Amstel a donné rendez-vous à tous ses adversaires ce dimanche. La nouvelle côte devrait aussi favoriser ses qualités d’attaquant. Cadel Evans et Kim Kirchen qui l’ont devancé ce mercredi devraient être capables d’empêcher ces desseins. Les autres prétendants devraient encore être Davide Rebellin vainqueur en 2004,Thomas Dekker, Franck Schleck  ainsi qu’Alejandro Valverde décevant à la Flèche et qui aura à cœur de prendre sa revanche. On se méfiera aussi d’outsiders comme Christian Pfannberger, Robert Gesink, Stefan Schumacher, Matthew Loyd ou Jérôme Pineau.

diluca1 Côté belge, Frank Vandenbroucke absent ce dimanche, devrait rester encore un an le dernier vainqueur belge. Car on voit mal un de nos compatriotes monter sur la plus haute marche du podium dimanche. Maxime Monfort a attaqué mercredi et sera un de nos meilleurs espoirs même si il ne devrait pas jouer pour la gagne. Philippe Gilbert se dit lessivé tandis que son équipier Vanendert n’a pas montré les mêmes dispositions sur le Mur de Huy que 12 mois plus tôt. On suivra quand même les prestations du vétéran Bert De Waele (12eme à Huy) et de Nico Sijmens (23eme) qui appartiennent à l’équipe de Gérard Bulens invité par ASO.

Fabien Chaliaud


Une Doyenne pour finir en beauté

25 avril, 2008

La 94ème édition de Liège-Bastogne-Liège clôturera dans les Ardennes belges la campagne des classiques de printemps en présence des meilleurs. Cette année les organisateurs ont remplacé la côte du Sart-Tilman par celle de la Roche-aux-fLa_Redouteaucons à 20 km de l’arrivée afin de durcir le parcours.

Les beaux jours arrivent, il est temps de passer aux grandes courses par étapes, mais avant d’en arriver là, le monde du cyclisme célébrera dimanche la dernière classique de la campagne de printemps, la plus prestigieuse aux yeux de la majorité des coureurs du peloton : Liège-Bastogne-Liège. Epreuve la plus ancienne du royaume de Belgique, créée en 1892, la course wallonne a hérité du nom de doyenne des classiques. Liège-Bastogne-Liège est un mythe, au même titre que des classiques comme Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et le Tour de Lombardie.

Rien que des grands noms au palmarès

La course a été remportée 5 fois par le « cannibale » Eddy Merckx (1969, 1971, 1972, 1973, 1975). A la fin des années 80, l’italien Moreno Argentin s’était érigé en roi des Ardennaises en remportant 3 fois la flèche wallonne et 4 fois la Doyenne (1985, 1986, 1987, 1991). A cause de lui, Claudy Criquelion ne put jamais couper la ligne d’arrivée, située alors au boulevard de l’Empereur, en vainqueur. Avec 3 victoires lors des 3 premières éditions (1892, 1893, 1894), le belge Léon Houa fait partie des coureurs à 3 victoires au même titre que Fred De Bruyne et Alphonse Scheppers. Mais le palmarès comporte toute une autre série de grands champions tels Hinault, Anquetil, Kelly, Kubler, De Vlaeminck, Bruyère, Bartoli ou encore l’actuel champion du monde Paolo Bettini. Mais Liège-Bastogne-Liège compte aussi son Poulidor. En effet, Raymond Impanis a échoué 4 fois sur la deuxième marche du podium en 1947, 1948, 1954 et 1955 .

Un dénivelé d’étape de montagne

Un parcours intransigeant, un profil vallonné à souhait, parsemé de bosses courtes mais raides, une distance effrayante, un palmarès prestigieux, tout cela fait de Liège-Bastogne-Liège une course féerique que tous les chasseurs de classiques rêvent d’accrocher un jour à leur palmarès. Les spécialistes des ardennaises mais pas seulement, car l’épreuve convient également très bien aux champions des grands tours.

Car pour venir à bout des 261 kilomètres de l’épreuve, les concurrents devront négocier dans les meilleures conditions possibles les routes de Wallonie. Après une pkirchenremière partie relativement plane, une succession de difficultés s’enchaînera sans interruption dans les 90 derniers kilomètres. Le passage à Vielsam marquera le début du terrible tryptique côte de Wanne, côte de Stockeu (1 km à 10,5 %) et côte de la Haute-Levée (3,4 km à 6 %).Cet enchaînement devrait déjà opérer une grosse sélection. Les coureurs devront ensuite franchir les côtes du Rosier et de la Vecquée pour se présenter à Remouchamps, patrie de Philippe Gilbert, au pied de la côte de la Redoute, point stratégique de l’épreuve avec ses 2,1 kilomètres d’ascension à 7,4 % placés 35 kilomètres de l’arrivée . Après la côte de Sprimont les coureurs entameront une petite nouvelle, la côte de la roche-aux faucons. Située à 20 km d’Ans, cette côte est, dans sa première partie, un petit mur au pourcentage moyen de 9,9 % sur 1.500 m, suivie d’un long faux plat. Ensuite, pour rejoindre le stade de Sclessin, les coureurs emprunteront une descente plus sinueuse vers Seraing avant de longer la Meuse. La Roche aux Faucons risque de modifier le cours de la finale, de déplacer le centre névralgique et d’empêcher que comme lors des dernières éditions de voir des dizaines de coureurs se présenter au pied de la côte de Saint-Nicolas (1 km à 11,1 %), située à seulement 6 kilomètres de la ligne d’arrivée, tracée au sommet de la dernière bosse de 1200 mètres, la côte de Ans.

Fabien Chaliaud