L’équipe nationale belge de rugby s’est imposée 28-25 contre l’Allemagne au Petit Heysel. Après la défaite contre la Pologne de la semaine dernière, les Diables devaient relever la tête et retrouver l’envie. “En Pologne, ce n’était pas bon du tout“, commente Frédéric Cocqu, l’entraîneur adjoint. “Il n’y avait pas d’envie et les consignes n’étaient pas respectées“, continuait-il juste avant le début match. Le staff attendait un sursaut d’orgueil, ils l’ont eu!
Le retour à la mêlée de Julien Berger permettait de redonner de la vitesse aux sorties de mêlées et les relances se faisaient plus vite. Rapidement, les Belges prennaient le dessus face aux Allemands. Avec un pack solide, les arrières s’en donnaient à coeur joie en trouvant l’espace sur les flancs et en faisant parler leur vitesse et leurs appuis. Si la réussite avait été belge ce samedi après-midi, le score aurait été plus lourd que 18-13 à la pause.
En seconde période, les hommes de Richard McClintock continuaient sur cette lancée et prennaient 15 points d’avance pour faire 28-13 avec un troisième essai à la clef. Mais le relâchement gagnait le camp noir-jaune-rouge et les erreurs se multipliaient. “On leur disait de ne pas jouer dans l’axe au pied et ils tapaient toujours dans l’axe. Les choix n’étaient pas les bons“, commentait l’entraineur, particulièrement énervé sur la ligne de touche en fin de rencontre. Et cette mauvaise période permettait alors aux adversaires de revenir à 28-25 et de mettre la pression sur le camp belge jusqu’au coup de sifflet final.
Une victoire étriquée qui symbolise le problème de l’équipe belge: les lacunes physiques. On l’a vu plusieurs fois durant le match, Julien Berger, qui relançait toujours rapidement les ballons, était souvent esseulé après ses slaloms, “je crois qu’après les zones de ruck, les avants étaient fatigués et avaient dû mal à se replacer, le match était très intense, c’était très engagé“, tempère Julien Berger qui reste les pieds sur terre: “l’objectif, c’était la victoire après la Pologne, on devait relever la tête et on l’a fait“.
La Belgique prend la tête de la Division 1B mais manque le bonus offensif, avec l’objectif de la montée l’année prochaine “mais contre la Roumanie, la Géorgie, ce sera dur. Ils jouent tous en France. Pour pouvoir un jour rivaliser contre eux, il faut plus d’argent, ce qui permettra à la Fédération de libérer les joueurs plus de jours et de nous permettre de nous entraîner. Par exemple pour ce match, j’ai pris congé!”, sourit Pierre Plasman, revenu en forme dans cette équipe belge.
Publié le19 mars, 2011 parNathalie
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