Dernièrement, j’ai eu l’occasion de discuter avec Quentin Finné (journaliste cycliste à la DH) pour mon mémoire, la discussion a dévié sur un sujet qui me laisse fortement perplexe.
Le système ADAMS ( Antidoping Administration Management system) est la nouvelle perle trouvée par les hautes instances cyclistes pour surveiller les coureurs cyclistes. Ce système vise les équipes Pro Tour et les équipes continentales qui bénéficient de wild card Pro Tour.
Je suis la première à dire qu’il faut lutter contre le dopage dans le milieu sportif mais là on est quand même à la limite à l’atteinte à la vie privée.
Ce système mis en place par l’UCI et en accord avec les coureurs (je tiens à le préciser) doit permettre de jouer la transparence. Concrétement ce système impose aux coureurs de donner leur emploi du temps trois mois à l’avance à l’UCI, jusque là pas de soucis. Le coureur doit aussi être dans un rayon d’une heure de son lieu indiqué pour faciliter les contrôles inopinés. Là où ça devient limite c’est que si un changement de programme survient, le coureur doit avoir la présence d’esprit de le signaler à l’UCI donc soit d’envoyer un sms ou encore par mail!
Si un coureur vivant à Bruxelles décide dans la journée d’aller se promener tranquillement à Arlon alors que c’était pas prévu et surtout si c’est son jour de repos, il doit prévenir l’UCI:” Là maintenant je m’en vais à Arlon”. En fait non seulement ils n’ont plus de vie privée mais non plus droit à l’improvisation pour se détendre. En fait un bracelet électronique aurait été tout aussi efficace. Le limite a déjà été franchie, il y a quelques semaines avec le contrôle inopiné que Kevin Van Impe a du subir alors qu’il préparait les funérailles de son son bébé!
En bref, un contrôleur peut se rendre à l’endroit indiqué par un coureur entre 7h30 et 22h30. Dès qu’il arrive et que personne ne lui répond, il attend une heure. Au bout de cette heure, il appelle le coureur. Si il ne répond pas et donc ne se soumet pas à ce contrôle et que c’est sa faute, il reçoit un avertissement. Au bout de trois avertissements, c’est la suspension…
Faut quand même pas pousser hein, respecter un peu les coureurs n’est pas non plus très compliqué. Il est vrai que les coureurs ont donné leur accord pour ce système mais avaient-ils le choix?
8 avril, 2008 à 1:21 |
On a toujours le choix. Si les plus clean veulent remporter des victoires, ils avaient tout intérêt à signer cet accord. Les plus dopés, eux, auront feint d’être en accord avec ce système. Pour ma part, je suis conquis par le principe. Voir les tricheurs comme Rasmussen.. Par contre, le cas de Van Impe me choque. Un peu de compassion aurait été la bienvenue…
8 avril, 2008 à 9:51 |
un peu de compassion? et donc te sentir obligé de vivre comme un criminel alors que c’est en gros la génération précédente qui est fautive, ne te dérangerais pas?
9 avril, 2008 à 3:02 |
On ne fait que tirer les leçons du passé qui, l’hsitoire nous l’a montré, a la fâcheuse tendance à se répéter. Le cyclisme est un des sports où le talent prime le moins dans les résultats. Et comme les coco n’ont pas su gérer la liberté qu’on leur avait laissée, il faut bien un peu resserrer les boulon (des coureurs et non du vélo). le temps qu’ils apprennent à moins tricher. C’est mon côté de droite qui doit un peu remonter