Pour mon mémoire de fin d’études, je m’intéresse à l’attitude des médias face au dopage dans le cyclisme. Pour l’occasion, je viens de terminer la lecture de « L.A. Confidentiel ».
La première réflexion qui me vient à l’esprit, c’est : « Pourquoi le livre a-t-il fait autant parler de lui ? ». Car en effet, l’arrogance de Lance Armstrong, sa « dictature » au sein de l’US Postal (puisque c’est bien là le ciment du bouquin)…tout cela était déjà connu du grand public.
C’est peut-être alors tous les témoignages, commentaires d’anciens (ou pas) coureurs, de soigneurs, de « spécialistes » sur la question du dopage…qui ont « révélé » au grand public dans un bouquin que le dopage était plus qu’une ligne de conduite au sein de l’équipe américaine…mais c’était une hygiène de vie surtout.
Et lire tout cela ne m’a nullement choqué ! Suis-je blasée de ce sport ? Non, je ne crois pas. Juste que depuis la publication du livre (en 2004), les pratiques dopantes dans le cyclisme sont régulièrement mises au jour (par l’appareil judiciaire ou l’appareil médiatique) et surtout depuis 1998 (avec l’Affaire Festina), la suspicion est de rigueur dans ce sport!
Peut-être l’avoir lu dès sa parution en 2004, m’aurait plus choqué. Mais depuis, l’Affaire Puerto et d’autres aveux de coureurs ont vu le jour.
En conclusion, même si les auteurs se défendent d’écrire un livre trop « négatif », sans aucune animosité, j’en reste perplexe. En effet, à aucun moment, le sportif n’est placé dans son plus bel habit. Et quand les propos l’étaient, les auteurs rajoutaient un commentaire extérieur ou de leur part pour « enfoncer » l’Américain. Ce livre est pour moi un véritable fusil pointé sur sa tempe. Et à travers Lance Armstrong, les auteurs s’en prennent à la communauté du cyclisme pro : comme-ci le dopage n’existait que dans le cyclisme ?
Ce livre peut très bien se résumer en quelques termes : arrogance de LA, dopage généralisé dans le peloton, UCI et organisateurs hypocrites ?
17 février, 2008 à 7:21 |
Je suis assez d’accord avec ton article. Mais je crois pas que les auteurs veuillent dans ce cas contrairement à d’autres ne cibler que cyclisme.Mais ce sport est de leur domaine de connaissance et ils peuvent en parler mieux.Un autre aspect interessant du livre ,c’est de voir comment Armstrong et ces potes de la Motorola ont du se rendre à l’évidence que le dopage devenait la seule solution pour continuer à rester compétitif face à l’arrivée de l’EPO au sein du peloton.Néanmoins je reste perplexe sur l’impression qu’on a qu’avant 1994 -1995 il n’y avait que peu de dopage.
17 février, 2008 à 7:33 |
Moi ce qui m’a surtout choqué c’est le fait de vraiment enfoncer LA (même si je l’aime pas forcément): en laissant sous-entendre que LeMond par exemple était “clean” (cf. les entretiens téléphoniques entre les deux).